J'ai commencé à travailler dans l'informatique en 1971 au Centre Interuniversitaire de Calcul de Grenoble, l'ancien centre de calcul de l'IMAG. Le centre regroupait alors une trentaine de collaborateurs, techniciens et ingénieurs, travaillant en relation étroite avec le centre scientifique IBM et les chercheurs et enseignants de Grenoble.

La configuration de l'époque était gigantesque.

Un 360-67, de 1 MO de mémoire centrale, un peu plus de 300 Mo d'octets sur des disques amovibles 2314, quelques modems et lignes pour permettre un début de télétraitement, interactif ou pour des terminaux lourds.

Les systèmes utilisés était le nouveau monstre de l'époque, OS MVT (R14 puis R18), mais surtout CP67/CMS, l'ancètre de VM. Tout était à faire et à inventer afin de faire progresser l'informatique, mais aussi servir les utilisateurs du centre, chercheurs, enseignants, étudiants, administration universitaire.

Le centre était abrité dans l'un des premiers bâtiments construit sur le campus de Saint Martin d'Hères en 1964.

En 1973 le centre scientique IBM nous a quitté et a été remplacé par le centre scientifique CII (Bull).

J'ai quitté l'université en 1978 pour aller travailler dans le privé, la période pionnière s'étant achevée...

Le Canal

Début 1973, l'équipe technique, dirigée par Jean du Masle, afin de maintenir un lien avec les utilisateurs du centre, se lance dans la réalisation d'un bulletin d'informations mensuel (10 numéros par an) imprimé localement par le service reprographie de l'IMAG. Ce bulletin passera durant les 5 ou 6 années d'existence, de 600 exemplaires à plus de 1000.

A compter du numéro 3, le 2 avril 1973, une petite illustration apparaît avec un nouveau personnage : le BUG.

Très clairement inspiré par la coccinelle de la Rubrique à Brac, crée par Gotlieb, le BUG va illustrer pendant 5 ans la vie du centre, apportant ses commentaires sur les aspects techniques voire politiques qui se produiront durant cette période.

Sa création est le résultat d'une collaboration étroite entre Georges Ménard et moi-même.

A ma connaissance, il n'a pas survécu à notre départ de l'université en début 1978.

Je serais heureux d'avoir des nouvelles des personnes ayant connu cette période...

A bientôt donc, peut-être!

Marc