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dimanche 7 février 2010

Radioamateurisme

Opérateur

F6DNH opère... Marc
Autorisé le 27 avril 1966, indicatif F1OM,
puis le 23 décembre 1974, indicatif F6DNH
REF 16403... arrêt de cotisation!
(Cessation d'activité de 1982 à 1990)

QTH

Pernes les Fontaines - 84210

dimanche 1 mars 1998

Chronique de F3PJ - Intercanaux pour pas à 12,5 KHz avec 16F3 bâtarde!!!

Progrès ou suites d'abréviations techniques?

Un tel titre d'un membre de la commission nationale des relais radioamateurs du REF peut se faire poser beaucoup de questions. Avant de prétendre d'être pour ou contre le pas de 12,5 KHz, essayons de savoir de quoi il en retourne techniquement en analysant succinctement et sommairement les bases techniques d'occupation du spectre, comme tout radioamateur digne de ce nom devrait savoir le faire. (ce qui suit a déjà été exposé depuis longtemps au REF).

Dans ce qui suit, nous allons rappeler certaines hypothèses bien connues qu'il faut savoir!
Pour transmettre la phonie, le spectre nécessaire est de 300 Hz à 3000 Hz en fréquences électriques.
Ce spectre normalisé contient l'essentiel des sons à transmettre pour obtenir la qualité dite commerciale; pour la restitution de la parole à distance. (études C.C.I.R. de Genève).

Pour que la largeur de la bande nécessaire à la transmission, en modulation de fréquence de cette analyse, en F3, c'est le règlement des radioamateurs, le RR, en son article 4 et appendice 6, auxquels le lecteur est renvoyé.

En F3, la bande passante [BN] nécessaire à la transmission est donnée par la formule suivante du RRI:
BN = 2 M + 2 delta F avec :
M est la plus haute fréquence modulante à transmettre (dans notre cas 3000 hertz)
delta F est l'exécution autour de la fréquence centrale, soit + ou - 5 KHz.

Nous obtenons donc avec ces valeurs BN = 6 + 10 = 16 KHz d'où l'appellation normalisée désignant cette transmission radio électrique de 16F3.
Pour le pas à 12,5 KHz, bien entendu, c'est l'excursion qui seule peut être divisée par 2: soit BN = 6 + 5 = 11 KHz (appellation 11F3).

Pour passer du pas de 25 KHz au pas de 12,5 KHz avec le parc actuel en service dans nos QRA (ne pas confondre avec la possibilité d'affichage!) non seulement il faut réduire l'excursion (que l'on peut faire aussi en parlent moins fort et plus loin du micro) mais il faut changer le filtre HF, comme la pente du discriminateur, si l'on veut conserver à la transmission des performances, dégradées au minimum (garder l'efficacité à 3 dB ).

Dans ce qu'il va suivre, ce qui va être dit en spectre pour l'émission, c'est obligatoire pour la réception.
C'est donc sur ces deux derniers points qu'est la cause des brouillages constatés par l'ensemble des utilisateurs: des mauvaises conditions de fonctionnement de ceux qui ont réduit seulement les excursions; qui s'en suivent à leur matériel; que nous allons essayer de faire comprendre avec l'aide de gabarits d'occupation des spectres, figures I à IV et figure V à VI pour les "discrets".

Il est rappelé aussi que c'est le filtre sur les fréquences intermédiaires du "transceiver" qui en déterminera à 3 dB près la BN d'émission, comme de la réception, et qu'il doit rejeter à 60 dB hors canal. La largeur à 3 dB s'appelle aussi le "plat" du filtre, qu'on caractérise avec son plat et avec la largeur en fréquence à - 60 dB du plat (réjection hors bande).
Pour mémoire: 6 dB divisent la tension ou la fcem par deux. Pour la puissance recueillie, c'est par 4 puisque c'est quadratique (revoir vos manuels d'examens).

Passer de 60dB à zéro (ou de zéro à -60 dB, pour les puristes), nécessitera donc une réjection de 60 dB sur 4,5 KHz (25-16: 2 = 4,5 Khz) par flan, ce qui est déjà beaucoup.
En 11F3, la même réjection de 60 dB devra être obtenue à 0,75 KHz (12,5 - 11 / 2 = 0,75) ce qui est énorme!.

Comme les filtres à quartz ont les propriétés que concèdent les matériaux (le quartz), il s'en suit que dans un cas on déborde plus de part et d'autre dans les canaux adjacents. D'ou le canal intervalle ou adjacent à ne pas utiliser, puisque non utilisable. (par exemple: TDF en télévision que vous recevez chez vous chaque jour, pour TF1-A2-FR3: c'est deux) en zone de couverture d'émetteurs, ou du relais local etc...

C'est ces débordements qui sont déjà des causes de brouillages en FM, mais pas les seules!.

Maintenant considérez la figure II que vous superposez à la figure I. Vous avez créé les intercanaux de la recommandation IARU pour les relais avec F1 + F1X + F2 + F2X etc... Vous avez donc accentué les chevauchements ou débordements. Les "PRO" nous dirons comme moi: que ça "bave" encore plus!.
Si votre excursion n'est pas réduite, vous couvrez deux canaux (voir figure III) .
Vous les rendrez inutilisables malgré l'achat d'un appareil agréé PTT ou CEE.

Mais à la réception vous serez aussi brouillé, puisque vous pouvez en recevoir deux en même temps qui seront généralement incompréhensibles l'un comme l'autre, si votre réception n'est pas soufflée (perception d'un bruit blanc sur fort signal etc...) Les figures V et VI vous montrent pourquoi il vous faudra "pousser le niveau BF" pour entendre de la même façon l'OM qui aura réduit son excursion ou le relais.

Pour les stations faibles ou lointaines comme en DX, le rapport signal sur bruit, qui permet de déchiffrer ou pas le message est donc dégradé d'un facteur 2 ou de 6 dB, sans modification du "discri", ce qui est énorme et réduit d'autant les performances trafics de votre appareil.

C'est un peu comme quand on écoutait la FM en AM sur le flanc de bande des années 1960/1970.

Pourquoi? c'est absurde et rétrograde?

Bien sûr qu'il fallait augmenter le nombre de canaux relais, mais pas sur le papier ou sur les plans de bande, mais dans les faits!. Faites les comptes (7x contre 5 bis) et vous constaterez comme moi qu'il y a réduction avec créations de brouillages néfastes aux liaisons lointaines, pouvant les rendre impossible!!.

Il y a aussi le fait que 80% des appareils que vous venez d'acheter, agréés PTT sont en 16F3! Que comme moi vous ne voulez pas les mettre à la "poubelle", puisqu'il faut les reconstruire pour la 11F3, étant pratiquement non modifiable avec la C.M.S. (composant soudés en surface ou montés en surface) ou très difficilement faisable par un PRO.
Nous voulons encore les utiliser!!!

Comme je l'avais redit pour la énième fois à l'AG de Cherbourg (1996), vous n'aviez pas protesté, mais applaudit (point censuré du compte rendu), c'est une recommandation anti-dx-FM (porte moins loin avec ce qui est exposé ci-dessus), et commerciale pour faire racheter d'autres appareils.
Donc NON AMATEUR.

Dites-moi: que la direction actuelle du REF impose à cette commission comme à ses membres, une telle recommandation IARU (faire cohabiter 16F3 et 11F3 ce qui est ridicule) avec les rétrocessions de fonctionnement, pourrait à la limite extrême s'expliquer; mais que d'autres, qui nous critiquent très injustement, en soit à faire de même pour leurs relais est incompréhensible.
Rien ne les y oblige, et des possibilités des anciennes fréquences des canaux bis peuvent toujours être utilisables par eux.

Impensable une telle bêtise généralisée!!

Merci de m'avoir lu.
73 F3PJ

CCIR: Comité Consultatif International des Radiocommunications

Figures:

dimanche 1 février 1998

Chronique de F3PJ - La licence 1998 dans nos shacks

Quand vous lirez ces lignes, beaucoup d'entre vous l'auront reçu, pour d'autres ça ne serait tarder.
Si vous avez payé la taxe de 300 F à votre percepteur, c'est une des conséquences directes des recours gracieux au ministre ayant en charge la politique des télécommunications, dont nous radioamateurs, sommes parties intégrantes et indissociables, ne l'oublions pas, avec les textes internationaux ayant force de loi en France.

Comme vous le savez, une nouvelle réglementation à paraître devait faire annuler cette disposition. Avec la non parution en janvier, celle de 1983 demeure en vigueur.
L'administration de tutelle, l'ART a du s'exécuter en vous adressant la licence 1998.
Vous voilà donc renseignés!

L'analyse peut aussi se poursuivre. Comme moi-même, constatez que la petite phrase "...dispense de procédure d'agrément etc..." y figure bien comme précédemment.
Depuis cette disposition a fait "tache d'huile " puisque reprise maintenant par un texte Européen ou CE.

Encore quelques délais administratifs pour qu'elle soit "rentrée" dans le droit français, pour y être applicable.
Ce texte traite bien aussi des modifications de matériels commerciaux par un radioamateur licencié, qui ne sont pas non plus soumises à une nouvelle procédure d'agrément. C'était faute de place que cette disposition déjà obtenue pour les OM français ne figurait pas sur notre licence, que ce soit sur celle-ci ou les précédentes.

Constatez aussi, qu'une fois lancée " la machine administrative " suivra son cours, en respectant nos acquis.
C'est le même but recherché, avec les recours gracieux, pour nos acquis " fréquences " que sont nos antériorités de 1983. De plus il y a aussi maintien du parapluie juridique pour nous éviter de se retrouver en correctionnelle ou d'être passible de la taxe brouillage de 1500 F, comme les textes dénoncés et contestés de 1995 sont toujours en vigueur.

Le courrier reçu de la tutelle en novembre 95 est de ce fait d'actualité. Désolé pour les petits avantages à certains, mais devant ces graves menaces, il n'y avait pas d'autres solutions que de tenter de faire maintenir en vigueur la réglementation de 1983, pas si mal après tout!
Cela s'appelle aussi oeuvrer pour l'intérêt général, comme pour notre devenir, en dehors de carriéristes ou d'électoralisme égoïste de passage oubliant les précédents (Grâce Présidentielle).

A notre connaissance, en ce début de mars 98, pour mémoire ou pour information les recours gracieux au Ministre sont au nombre de quatre.
Dans l'ordre des prises de dates, ce sont:

I) Recours gracieux de la Fédération REF / I1e de France en date du 23 juin 1997. Malgré l'annonce faite par la tutelle à l'A.G. du REF de Tours mai 1997 ; il fit surseoir à la parution pour juillet 1997

Il) Recours gracieux de l'ANTA en date du 17 juillet 1997. Il fit avec le courrier en remerciement au Ministre du 1 décembre 1997, différer la parution au J.0. de fin décembre 1997, malgré la concertation de septembre 1997.

III) Recours gracieux de la CFRR en date du 4 octobre 1997, appuyé par une audience au cabinet du Ministre le 14 janvier 1998. D'après beaucoup d'observateurs compétents (pas forcément que radioamateurs) il semble que nous lui devons cette licence 1998, dans un premier temps.

IV) Recours gracieux de l'AIR en date du 29 janvier 1998. Sans réponse du Ministre, il y aura ou non rejet implicite le 29 mai prochain). Sans parution au J.O., il aura de fait entière satisfaction, comme avaient eu ceux d'Ile de France, de I'ANTA et de la CFRR, avant lui et avant l'A.G. du REF 1998 à laquelle participe généralement l'ART.

L'assignation 1255 MHZ obtenue dès 1975 présentant une antériorité de 1983 par l'inscription du J.O. de décembre de la même année, pose problèmes à l'Aviation Civile que nous devons revoir bientôt.
Selon les textes en vigueur elle est irrévocable, mais néanmoins l'état peut nous exproprier en utilité publique avec obligation d'en respecter les procédures.
C'est à dire remplacement par une autre assignation de même antériorité afin de ne pas recommencer dans quelques années, si nous acceptions des pertes de droit à l'échange, s'il y a.

Souhaitons pour terminer que les autres problèmes juridiques d'illégalités vis à vis de nos textes nationaux, comme internationaux, de force de loi en France, fassent l'objet d'autres concertations A.R.T. / Fédérations Nationales, reconnues à part entière seules participantes, à la recherche des solutions.
Pour tout le monde ce serait préférable à une saisine du Conseil d'Etat, d'autant plus qu'un seul d'entre nous pourrait aussi le faire.

Merci de m'avoir lu.
73 à tous F3PJ

Diffusion faite: Association - Médias Amateurs.