En Franche-Comté et dans le Jura suisse, on trouve 3 localités dont le nom
est Péquignot :
Les Péquignots
A 30 Km à l'est de Besançon (Doubs), par la route départementale D464, se
trouve un lieu-dit "Les Péquignots" constitué de quelques demeures en bordure
de la route.
Le Peu Péquignot
En Suisse, à quelques kilomètres de la frontière franco-suisse, à hauteur de
Maîche (Doubs), se trouve un hameau nommé "Le Peu Péquignot". Ce hameau
comporte une ferme (élevage bovin), une auberge et un centre équestre. Le "Peu"
signifie lieu-dit et l'on trouve dans la région d'autres localités (le Peu
Claude, le Peuchapatte.....).
Le Cerneux-Péquignot
En Suisse, à quelques kilomètres de la frontière franco-suisse, à hauteur de
Morteau (Doubs), se trouve un village nommé "Le Cerneux-Péquignot".
Aux environs des Xe et XIe siècles, le Val de Morteau est donné par le roi
de Bourgogne au prieur de l'abbaye de Cluny . Le Val de Morteau comprend
un vaste territoire qui a ses limites aux Fins en passant par Les Combes, Les
Gras, Grand'Combe et la région de Montlebon et du Cerneux-Péquignot. Le Val de
Morteau est une seigneurie à caractère ecclésiastique. Le seigneur de cette
terre est le prieur commanditaire du prieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul de
Morteau, un ecclésiastique de haut rang. Des moines bénédictins réformés
appartenant au clergé régulier desservent la paroisse. Pour l'administration
temporelle, le prieur est assisté par un lieutenant de justice temporelle aidé
d'un procureur. L'ensemble des habitants du Val est administré spirituellement
par le curé de Morteau. Celui-ci dépend pour son ministère de l'archevêque de
Besançon et il est assisté par des vicaires. Ceux-ci desservent les chapelles
que les diverses communautés ont érigées.
Les moines de Morteau se sont peu à peu aventurés sur les hauteurs
surplombant la rive sud du Doubs. A plus de 1000 mètres d'altitude, ils ont
commencé à défricher. C'est dans ce coin perdu des hauteurs du Jura que, bien
timidement, Le Cerneux-Péquignot montre le bout de son nez, vers la fin du
XIVième siècle. Quelques familles y vivent déjà de maigres cultures, d'un peu
d'élevage et de récolte de poix. On y trouve quelques salpêtriers. Situé sur le
versant ensoleillé de la crête que l'on nomme aujourd'hui Montagne des
Roussottes, Le Cerneux-Péquignot domine de son promontoire les bas-fonds
marécageux. Il regarde telle une vigie, le beau panorama qui s'étend de
Sommartel au Creux-du-Van, au Chasseron, et tout à l'ouest, au
Grand-Taureau.
Le nom de "cerneux" vient de "Cern/Cernus" qui veut dire "lieu entouré".
Faire des "cerneux", c'est enclore dans des limites quelconques un "canton de
bois" et le couper. Le "canton" est une certaine superficie. Ce vocable se
retrouve dans toute la région et même au-delà : Noël-Cerneux,
Cerneux-Monnot, Cerneux-Veusil, les Maucerneux, le Cerneux-Guyot...
"Péquignot" est apparemment le nom de la famille à qui furent attribués deux
cantons de bois afin de s'y établir. Ce patronyme subsiste encore aujourd'hui
en Franche-Comté et dans le Jura suisse.
La région passa sous la domination des ducs de Bourgogne, puis des
Espagnols. Compte tenu de l'éloignement la province se gouvernait par
elle-même.
En 1674 le Cerneux-Péquignot passe sous la suzeraineté du roi Louis XIV.
Vers la fin du XVIIème siècle, les bandes de pillards du duc de Saxe-Weimar
mirent la région à feu et à sang. Ne subsistèrent que quelques habitants.
Des gens du canton de Fribourg et de la Savoie vinrent repeupler le pays.
Le 14 janvier 1814, le pays passe sous la domination du roi de Prusse.
Les frontières définitives furent approuvées par le roi Louis XVIII dès le 1
janvier 1819.
Dès lors les habitants cessèrent d'être français.